Les quelques visiteurs qui ont persisté à fréquenter mon blogue au
fil du temps seront unanimes ; je ne publie pratiquement plus. L'objet de mes écrits aurait-il été épuisé? À cette question, je répondrai simplement que le coeur de mon carnet électronique ne soulève plus l'engouement d'antan. Cette fébrilité, qui m'incitait à converger vers l'idée de la souveraineté québécoise, a subitement perdu sa consistance. Le constat n'a rien de douloureux, rassurez-vous ; je caresse encore ce rêve d'indépendance nationale. Parce que notre peuple ne pourra réellement se délester de ses nationalismes de conservation et de revendication que lorsqu'il aura établit des balises qui lui assurent la préservation de ses singularités linguistique, culturelle et institutionnelle, je ne cesserai pas de croire en la légitimité d'un tel projet et en sa pleine prolificité.
Le radicalisme n'étant certainement pas mon leitmotiv en tant que militant, j'ai toujours souhaité les rapprochements mutuellement enrichissants et l'arbitrage optimal. Or, face à l'atermoiement épisodique du mouvement « référendiste » incarné par le Parti québécois, j'ai décidé de réorienter les visées de mon blogue. N'y voyez pas le désespoir d'un jeune homme qui crie au loup. Au-delà des frontières péquistes, je sais pertinemment que l'option indépendantiste gagne toujours les faveurs d'environ 40% de Québécois, ce qui n'a rien de tragique, bien au contraire. En somme, pour dissiper une quelconque mécompréhension, je ne mets pas la finalité sur la glace. Au demeurant, je me donne dès aujourd'hui la liberté de me prononcer sur l'ensemble des sujets qui relève de la politique.











