«Nous ne voulons pas être une province pas comme les autres, nous voulons être un pays comme les autres.» - Pierre Bourgault
« […] ce que le peuple n’a pu gagner un jour, il n’y renonce jamais et finit toujours par l’obtenir. » - Louis-Joseph Papineau

lundi 26 novembre 2007

Déclaration de Stephen Harper sur le protocole de Kyoto à Kampala : Ayons honte!

Kyoto est une erreur que le monde ne doit jamais répéter.
À l’issu de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Kampala, en Ouganda, le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, ne s’est pas fait prier pour condamner insidieusement le protocole de Kyoto (1997) hier, le qualifiant d'aberration à ne pas reproduire. Ayant nié les changements climatiques en les associant à une soi-disant « conspiration socialiste » au tout début de son mandat, Stephen Harper a réitéré sa vraie position lors de son allocution controversée, laquelle fut critiquée à gorges déployées par l'opposition du Parlement. Le Canada, qui faisait partie des 156 États sur 192 à avoir ratifié le protocole en 2002, s'est manifestement joint aux principaux détracteurs que sont les États-Unis et l'Australie. La Chine et l'Inde, quant à eux, étaient réticents devant leurs objectifs respectifs, mais il n'en demeure pas moins qu'ils ont signé le protocole, reconnaissant ainsi la gravité des problèmes soulevés par Kyoto.

Afin de mettre l’accent sur l’isolement des conservateurs de ces trois pays, il importe de souligner que 28 États américains ont développé leur propre plan pour appuyer l'initiative internationale, que la Chine, un des plus grands pollueurs, s'est engagée à respecter ses cibles, que la Russie a signé de plein gré le traité en 2004 et que le nouveau gouvernement australien, qui sera dirigé par les travaillistes de Kevin Rudd, « devrait ratifier Kyoto très bientôt (Presse Canadienne 2007) », ce qui, selon toute vraisemblance, sonnera le glas du trio formé par les trois anciennes colonies britanniques. Cette impressionnante faiblesse de l’opposition au protocole, par rapport à la coalition constituée d’une majorité écrasante des membres de la communauté internationale, se doit d’être dévoilée.

Pour contrer l’argumentation selon laquelle il est impossible pour un État de réduire significativement ses émissions de gaz à effet de serre (GES), les résultats des nombreux pays qui ont déjà atteint, voire dépassé, leurs objectifs pourraient en dissuader plus d’un. Ainsi, selon des données préliminaires officielles, l’Allemagne a abaissé son taux d’émissions de GES de 17% entre 1990 et 2004, le Royaume-Uni, de 14%, la Suède, de 13% et la France, de 1,7% (Nations Unies, United Nations Framework Convention on Climate Change 2007 ; La Presse 2007).

Au Canada, le Cabinet du Parti conservateur aurait pu blâmer l’administration précédente – les libéraux – pour leur laxisme omnipotent lors de leurs mandats, tant sous Jean Chrétien que sous Paul Martin. Au pouvoir depuis à peine 23 mois, parallèlement aux libéraux (1993-2006) qui ont disposé de l’exécutif pendant près de dix ans après la rédaction du protocole de Kyoto (1997-2006), les conservateurs sont de jeunes responsables du dossier environnemental. Les conséquences du long règne libéral se traduisant par une augmentation de 27% des GES, les conservateurs ne pourraient guère être blâmés exclusivement en ce qui a trait à la situation actuelle. Cependant, leur positionnement, si honnête soit-il, ne reflète pas du tout l’opinion des Québécois. Leurs propos sont même carrément désobligeants pour tous les pays qui conjuguent leurs efforts chaque jour.

Je vous le dis chers confrères, préparons-nous à esquiver les regards désapprobateurs de nos voisins puisque la conférence de Bali en Indonésie sur le réchauffement planétaire du mois prochain offrira de nouvelles tribunes aux conservateurs pour faire valoir leurs positions néolibérales « pétrophiles ».

Concluons le présent billet en considérant les propos émanant d’un ancien leader souverainiste. En 2002, André Boisclair, ministre de l'Environnement de l'époque, entrevoyait «la fin prochaine du débat sur la ratification [qui] permettra de concentrer nos énergies sur l’essence même du Protocole, soit la réduction des gaz à effet de serre (Québec, Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs 2002). » Cinq ans plus tard, nous devons nous résigner devant l'effarant reniement conservateur des engagements canadiens. Devons-nous l'endurer?

Somme toute, nous ne pouvons désormais qu'espérer une réprobation unanime formulée par les députés de l'Assemblée nationale du Québec, des représentants québécois à la Chambre des communes et des membres de la société civile.


Mise à jour : Le PCC signe le Partenariat mondial pour l'énergie nucléaire (GNEP)

Le gouvernement conservateur a annoncé que le Canada se joignait au GNEP, une initiative des États-Unis hautement controversée, le 29 novembre dernier, en fin de soirée... Derrières les objectifs « humanistes » énumérés sur le site Web de l'organisation, ce partenariat souhaite incontestablement renforcer la présence des centrales nucléaires sur le territoire de ses membres.
As part of President Bush's Advanced Energy Initiative, the Global Nuclear Energy Partnership (GNEP) seeks to develop worldwide consensus on enabling expanded use of economical, carbon-free nuclear energy to meet growing electricity demand.
Au diable l'atomique!
Cap sur l'hydroélectricité et l'énergie éolienne, des particularités de notre Québec!


mardi 13 novembre 2007

Souverainiste ou fédéraliste?



De gauche à droite : Parti république du Québec, Parti indépendantiste, Québec solidaire, Parti québécois, Bloc pot, Action démocratique du Québec, Parti marxiste-léniniste, Parti vert du Québec, Parti démocratie chrétienne du Québec, Parti libéral du Québec et Parti égalité.

vendredi 2 novembre 2007

René Lévesque a 85 ans!

Il nous a quitté en 1987. Vingt ans plus tard, son legs politique demeure incomparable. N'ayant pu l'apprécier de mon vivant, je constate, à travers mon entourage, mes visionnements d'archives et mes lectures, la carence en personnalités de son envergure qui s'est précipitée derrière lui. Malmené, le leadership du Québec est amoindri. Les Québécois, depuis cette période névralgique, se cherchent un messie charismatique. Bien vertueux sera celui qui saura le remplacer. René Lévesque, plus que quiconque, incarne le cœur de la nation québécoise.

Claude Charron, qui fut élu aux côtés de René dès 1970, lui a rendu un hommage télévisuel fort éloquent hier soir.


J'ai jamais pensé que j'pouvais être aussi fier d'être québécois!

J'ai confiance qu'un jour, y'a un rendez-vous normal avec l'histoire que le Québec tiendra et j'ai confiance qu'on sera là ensemble pour y assister.

Nous sommes fermement convaincus que le Québec que nous bâtirons sera infiniment plus efficace, plus prospère, plus juste, plus ouvert aux autres et plus sûr de lui que celui d'aujourd'hui - et que tout cela, le régime actuel ne lui permettra jamais de le devenir.

N'est-ce pas dans le rêve cependant que naissent la plupart des projets qui en valent la peine ?