En visite au Québec depuis quelques jours, Ségolène Royal était
de passage à l’Université de Montréal ce midi pour y aborder des thèmes aussi variés que les relations internationales, la francophonie et sa conception du Québec. Conviée par Jean-François Lisée, directeur exécutif du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CERIUM), Madame Royal a été acclamée par la foule amassée dans l’amphithéâtre Jean-Lesage. Pour ne pas alourdir le texte, je résumerai uniquement les moments qui m'ont paru particulièrement intéressants.
de passage à l’Université de Montréal ce midi pour y aborder des thèmes aussi variés que les relations internationales, la francophonie et sa conception du Québec. Conviée par Jean-François Lisée, directeur exécutif du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CERIUM), Madame Royal a été acclamée par la foule amassée dans l’amphithéâtre Jean-Lesage. Pour ne pas alourdir le texte, je résumerai uniquement les moments qui m'ont paru particulièrement intéressants.Au premier abord, le discours de l'oratrice se développa autour de l'affection que cette dernière accorde à « ceux qui ont tenu bon pendant près de quatre siècles ». Mentionnant initialement que son voyage au Québec émanait surtout d’une admiration envers le courage et l’esprit bâtisseur de la société moderne québécoise, la candidate socialiste aux élections présidentielles françaises de 2007 a tenu à saluer son amie Louise Beaudoin, ancienne ministre péquiste, lors de son allocution de remerciements.
La politicienne française a ensuite annoncé sa volonté de renouveler le vivre-ensemble entre les deux nations francophones. Présidente de la région Poitou-Charentes, territoire natal du fondateur de la ville de Québec, Samuel de Champlain, Madame Royal a illustré son désir de renforcer les relations franco-québécoises en réitérant sa présence aux célébrations du 400e anniversaire de la Capitale-Nationale en 2008 et du Sommet de la Francophonie qui aura lieu dans ce berceau de la civilisation française en Amérique.
La Francophonie, un modèle international
Avançant qu’il y aura 300 millions de francophones sur la Terre en 2050, Ségolène Royal a soutenu que « la francophonie [pouvait] devenir le modèle d'un nouvel équilibre mondial. » Une commune défense de la langue combinée au respect de la diversité linguistique devrait, selon la socialiste, freiner l’unilinguisme anglophone qui assimile les dialectes sous l’impulsion du marchandage de produits standardisés. « La langue, dit-elle, est ce qui construit la pensée, c’est une manière d'être ». De ce point de vue, nous avons besoin de repères qui, eux, engendreraient un respect mutuel entre des acteurs plus confiants.
Pour un Erasmus francophone
L’une des propositions les plus inspirantes de la conférence s’est apparentée à la création d’une université francophone dans les éminentes villes de la francophonie. Des programmes d’échange facilité entre les grandes écoles, inspirés du modèle Erasmus, décupleraient les liens étroits entre les pays membres de l’organisation interétatique. Madame Royal rappela que « la francophonie, pour Gilles Vigneault, c'est un vaste pays intérieur ».













