Le 26 juin dernier, Richard Martineau publiait un billet sur son blogue :Le "Nouveau PQ" va-t-il couper l'herbe sous les pieds de Mario Dumont? Ou va-t-il simplement devenir un clone de l'ADQ, une version 2,0 (plus performante, plus expérimentée)?
Un parti plus performant et plus expérimenté pourrait donc substituer aux idéaux qui avaient rendu la jeune organisation adéquiste, pourtant résolument désorganisée et inconsistante, plus alléchante que le vieux modèle « pratiquement » inchangé... Pauline Marois, aujourd'hui cheffe du Parti québécois, pose ses conditions pour redresser « son » parti.
L'engouement à l'égard de la souveraineté - il serait faux de le nier - ne soulève plus les passions, même si la base militante demeure encore assez fidèle. Ce désir s'est perdu dans les méandres des questions pointilleuses, stratégiques, futiles et éphémères encourues par l'éventuel troisième référendum.
En recentrant le message péquiste sur des objectifs d'affirmation nationale à court terme, l'âme réelle et favorable du projet indépendantiste redeviendra tangible et influente.
Dès lors, il importera de ne pas perdre de vue, à travers les gestes de rupture, notre but ultime : la souveraineté. Pour éviter la confusion, étudions les avenues que notre peuple pourrait approuver. Je définirai les formes d'expression de l'autonomie - un concept fort populaire, mais encore très vague - qui s'appliquent aux individus et aux collectivités, pour tracer le portrait en trois chemins hiérarchisés.
Définition générale : Capacité d'un groupe à décider seul et à exécuter consciemment des devoirs pour répondre aux besoins de ses semblables.
1. Autonomie déléguée (état initial prôné par le Parti libéral)
Qui plus est, pour parler d'autonomie déléguée, le principal concerné doit avoir choisi « librement » l'entremetteur qui réalisera les tâches pour lui. Cet élément invalide fermement la situation actuelle du Québec, qui est à l'intérieur du Canada contre son gré. Le rapatriement légal mais inconstitutionnel de la constitution et les échecs répétés des négociations pancanadiennes en font foi. Rappelons également que le Canada a lui-même maintenu la délégation de son indépendance en acceptant de préserver les fonctions des représentants britanniques sur son territoire.
2. Autonomie assistée (processus de maturation proposé ambigument par l'ADQ)
3. Autonomie directe (finalité prônée par le Parti québécois)
Pendant de nombreuses années, depuis 1995, principalement, le PQ s'est enfermé dans un mécanisme organisationnel qui l'empêchait de souscrire aux solutions affirmationnistes durant un mandat au pouvoir. L'épine référendaire retardait alors toutes les initiatives qui pouvaient accroitre le caractère spécifique du Québec.
Pauline Marois ne met donc pas la souveraineté en veilleuse. Pauline vient tout simplement de faciliter la démarche sécessionniste en neutralisant le mot « référendum » dans le programme péquiste pour en greffer de nouveaux. Le Québec pourra agir et se doter de pouvoirs supplémentaires avant même de passer par une consultation populaire.
Un parti plus performant et plus expérimenté pourrait donc substituer aux idéaux qui avaient rendu la jeune organisation adéquiste, pourtant résolument désorganisée et inconsistante, plus alléchante que le vieux modèle « pratiquement » inchangé... Pauline Marois, aujourd'hui cheffe du Parti québécois, pose ses conditions pour redresser « son » parti.
L'engouement à l'égard de la souveraineté - il serait faux de le nier - ne soulève plus les passions, même si la base militante demeure encore assez fidèle. Ce désir s'est perdu dans les méandres des questions pointilleuses, stratégiques, futiles et éphémères encourues par l'éventuel troisième référendum.
En recentrant le message péquiste sur des objectifs d'affirmation nationale à court terme, l'âme réelle et favorable du projet indépendantiste redeviendra tangible et influente.
Dès lors, il importera de ne pas perdre de vue, à travers les gestes de rupture, notre but ultime : la souveraineté. Pour éviter la confusion, étudions les avenues que notre peuple pourrait approuver. Je définirai les formes d'expression de l'autonomie - un concept fort populaire, mais encore très vague - qui s'appliquent aux individus et aux collectivités, pour tracer le portrait en trois chemins hiérarchisés.
Définition générale : Capacité d'un groupe à décider seul et à exécuter consciemment des devoirs pour répondre aux besoins de ses semblables.
1. Autonomie déléguée (état initial prôné par le Parti libéral)
S'exprime en confiant librement à autrui les actions et les décisionsUne nation voisine (Canada), qui reconnait maintenant explicitement l'existence de l'autre (Québec), se charge actuellement des compétences « complexes » de sa protégée, qui n'aurait apparemment pas les aptitudes requises pour les accomplir. Or, même le Premier ministre Jean Charest, ardent fédéraliste, soutient que nous avons tous les moyens pour nous émanciper. Pourquoi, me demanderez-vous, un peuple désire-t-il alors demeurer dépendant ? Parce qu'il doute, parce qu'il n'a pas confiance en lui, parce qu'il est partagé sur la question et parce qu'il est inquiet pour son avenir, la classe politique n'ayant pas présenté de planification, d'agenda et de projections, le Québec hésite et recule.
Qui plus est, pour parler d'autonomie déléguée, le principal concerné doit avoir choisi « librement » l'entremetteur qui réalisera les tâches pour lui. Cet élément invalide fermement la situation actuelle du Québec, qui est à l'intérieur du Canada contre son gré. Le rapatriement légal mais inconstitutionnel de la constitution et les échecs répétés des négociations pancanadiennes en font foi. Rappelons également que le Canada a lui-même maintenu la délégation de son indépendance en acceptant de préserver les fonctions des représentants britanniques sur son territoire.
2. Autonomie assistée (processus de maturation proposé ambigument par l'ADQ)
S'exprime à l'aide de dispositifs et d'aménagements du milieu destinés à augmenter, élargir, réguler ou répartir l'effortLe Parti québécois entend vraisemblablement passer par ce chemin, sans y rester définitivement, pour mener le Québec au pays. Nous pouvons qualifier cette forme d'autonomie de « transitoire » puisqu'elle s'apparente à une prise en charge progressive tout en restant incomplète. L'Action démocratique du Québec, sans expliquer sa position, semble vouloir opter pour ce mode autonomiste.
3. Autonomie directe (finalité prônée par le Parti québécois)
S'exprime sans intermédiaireLe plein développement, que toutes les sociétés distinctes souhaitent atteindre, comprend le recours à l'ensemble des habiletés, sans sujétion, pour s'épanouir.
Pendant de nombreuses années, depuis 1995, principalement, le PQ s'est enfermé dans un mécanisme organisationnel qui l'empêchait de souscrire aux solutions affirmationnistes durant un mandat au pouvoir. L'épine référendaire retardait alors toutes les initiatives qui pouvaient accroitre le caractère spécifique du Québec.
Pauline Marois ne met donc pas la souveraineté en veilleuse. Pauline vient tout simplement de faciliter la démarche sécessionniste en neutralisant le mot « référendum » dans le programme péquiste pour en greffer de nouveaux. Le Québec pourra agir et se doter de pouvoirs supplémentaires avant même de passer par une consultation populaire.












