«Nous ne voulons pas être une province pas comme les autres, nous voulons être un pays comme les autres.» - Pierre Bourgault
« […] ce que le peuple n’a pu gagner un jour, il n’y renonce jamais et finit toujours par l’obtenir. »
- Louis-Joseph Papineau
Le titre de mon billet est une analogie au message de Joseph Facal, S'effacer sans s'indigner, publié le 28 mai sur son blogue. Le déclin démographique du Québec est une réalité qui pourrait nous
éclipser, certaines projections avançant une population de moins de sept millions d'habitants en 2060 et en-dessous de six millions en 2100 si rien ne change. De plus, historiquement parlant, le poids du Québec au sein du Canada, qui représentait 100% en 1763, est passé de 59% en 1841 à 25% en 1996 ; il pourrait toucher le fond du baril en 2100 avec 11%. Par conséquent, les remises en question du nombre de députés québécois au Parlement canadien et du bilinguisme ne font que commencer. Parallèlement à cette chute, la dichotomie des surplus canadiens et des déficits québécois augmentera de façon exponentielle ; notre pouvoir économique s’amenuise déjà, l’universalité de l’accès à la santé et à l’éducation étant contestée par plusieurs depuis un certain temps. La vigueur du gouvernement fédéral ne s'arrêtera pas ici. L'affront qui se confirme par une tendance lourde ne fera que s'accentuer. Inutile de blâmer nos voisins, du moins pas pour leurs récentes intentions d'abaisser notre influence ; actuellement, les statistiques leur donnent le droit d'exiger des changements.
Disparaîtrons-nous, à l'instar du million de Canadiens français qui avait décidé de former des minorités francophones en s'établissant aux États-Unis à la fin du XIXe siècle ? En outre, sans ces mouvements de masse, plusieurs démographes ont estimé que la population du Québec aurait été beaucoup plus imposante, les États-Unis ayant tout près de 14 millions de descendants canadiens-français aujourd'hui.
Toute chose étant égale par ailleurs, prenons-nous en main ou regardons-nous faiblir...
Elle est plaisante, cette situation. Minoritaires, les libéraux sont foudroyés par les critiques des partis de l'opposition, par les groupes sociaux et par les syndicats. Voilà maintenant que le Parti québécois confirme sa décision de rejeter le budget 2007-2008 si ce dernier reste inchangé avant le vote sur son adoption dans une semaine. L'ADQ a déjà indiqué qu'elle ne l'appuierait pas non plus. Acculé au pied du mur, le Parti libéral n'aura pas le choix d'écouter, pour une fois, les exigences des autres. S'il s'en tient à ses méthodes implacables, qui ont fait sa renommée, il tombera. Si tel était le cas, le PLQ ne se relèverait pas. Le « bras de fer » commence.
Offrir des baisses d'impôts - surtout à la classe aisée [!] - était tout simplement déraisonnable, irresponsable et insidieux pour une nation qui réclame un financement accru dans les services. Il n'est pas étonnant, suite à de tels gestes, de voir les étudiants universitaires se révolter en entendant le Premier ministre dire que les fonds sont insuffisants et que les moins bien nantis doivent faire leur part. Dans le meilleur des cas, une famille de la classe moyenne se retrouvera avec 37 huards supplémentaires chaque semaine grâce aux baisses d'impôts ... Ne vous inquiétez pas mes chers amis : la hausse des tarifs d'Hydro-Québec et le dégel des droits de scolarité, entre autres, viendront sabrer ces gains gargantuesques!
Au pis aller, pourquoi ne pas avoir attribué les sommes issues du « règlement » du déséquilibre fiscal, versées par le fédéral, au remboursement de la dette ? Nous aurions pu éponger les manques à gagner que nous avons dû absorber avec le temps, histoire de signifier à Ottawa que nous voulons aller au-delà de notre loi anti-déficit de 1996 en devançant nos paiements. Il faut dire que le Canada nous avait affaiblis en 1840 (dette de l'Ontario effacée par le Québec), en 1929 ( territoire du Labrador donné à Terre-Neuve, sans compensation) et en 1941 (emprunt non remboursé de 2 milliards de dollars), pour ne nommer que ces dates. En les remerciant de corriger partiellement leurs fautes, c'est un joli pied de nez que nous aurions offert à nos voisins.
La création d'emplois, l'émergence de nouveaux immeubles auxquels les gens s'identifient, la
modernisation des infrastructures et la reviviscence des technologies de pointe sur les résidences (maison Bedzed) font partie des répercussions qui peuvent découler des projets d'envergure qui ont, à une certaine époque tranquille, tonifié la vitalité économique, sociale et culturelle du Québec. Je porte un regard sur notre avenir en commentant une infime part des suggestions qui ont été déposées aux bureaux des divers paliers gouvernementaux. Le Parti québécois devrait s'inspirer de ces dernières pour concevoir son programme substantiel d'actions concrètes et réalistes.
Plan de transport - Ville de Montréal
Le prolongement du métro dans l'Est - la ligne bleue terminant à Saint-Michel se poursuivrait jusqu'à Anjou en passant par Pie IX - et la création d'un train de banlieue, de la gare Mont-Royal/Montpellier vers Repentigny, desserviraient enfin une fraction de la population qui désire faire sa part en utilisant les transports en commun depuis fort longtemps. L'arrivée d'un réseau de tramways au centre-ville et la conversion d'artères destinés aux automobiles en rues piétonnières purifiera les sites achalandés par les touristes et les citoyens, au Vieux-Port, par exemple.
Le plan du métro que vous pouvez consulter en cliquant sur l'image n'est qu'une perspective fictive d'extensions supplémentaires.
D'autres initiatives ont également fait la manchette :
Réaliser la navette ferroviaire entre le centre-ville et l’aéroport Montréal-TrudeauProlonger la ligne orange entre la station Côte-Vertu et les futures projections jusqu'à Bois-FrancAméliorer les services de la STM pour accroître l’achalandage de 8% en 5 ansFavoriser le covoiturageImplanter un réseau de transport rapide par autobus en site propre (SRB)Implanter des mesures prioritaires pour autobus sur 240 kilomètresModerniser la rue Notre-DameDoubler le réseau cyclable de Montréal en sept ansMettre en oeuvre la Charte du piétonRedonner aux résidents des quartiers montréalais la qualité de vie qui leur revient (quartiers verts)Entretenir et compléter le réseau routier de l’île
Réaménagement de l'autoroute Bonaventure - Société du Havre
La démolition de cette affreuse tentacule routière, qui morcèle le paysage urbain, passerait le flambeau à de larges voies, éclaircies par l'aplanissement des structures autoroutières. L'organisme à but non lucratif qui en est le chef de file fournis temps et efforts pour embellir la cité montréalaise en lui conférant des projets qui, tout en
mettant en valeur les atouts des arrondissements, relanceront les secteurs anémiques en invitant les entreprises à s'ancrer dans ses lieux redéfinis, qui seront résolument en expansion. L'assainissement du bassin Peel est une autre possibilité parmi un large éventail qui est à l'étude. Les voies de contournement ont elles aussi attiré le regard de certains instigateurs. Appel d'offres pour la réutilisation du silo no5La mise en valeur de l'un des plus illustres bâtiments que la ville aux cent clochers ait connus redonnera vie à cet immense édifice. Le musée d'art contemporain de Montréal et des promoteurs privés, qui espèrent transformer le silo en gratte-ciel ou en complexe d'habitation, sont les finalistes qui ont été retenus. 
Projet de revitalisation du terrain du CNLa réappropriation des zones désaffectées par la ville soustraira les secteurs défigurés de la métropole pour les remplacer par des sites stratégiques de développement immobilier/industriel/récréotouristique dans un respect prioritaire de l'environnement.
Développement de la filière éolienne
Notre potentiel est immense ; ce dernier pourrait être 100 fois plus puissant que l'ensemble de la productivité de nos centrales hydroélectriques. À ce sujet, Madame Marois avait suggéré aux militants péquistes de nationaliser ce secteur en 2005. Les membres avaient également voté en sa faveur en 2006, mais cette résolution avait été écartée par l'ancien chef du PQ.
Célébration de l'Expo 2017 et apologie d'Habitat 17
Expo 67 est un événement historique qui a marqué de nombreux Québécois, ces six mois passés en compagnie de 62 nations différentes ayant promulgué notre ouverture sur le monde. Quarante ans plus tard, un groupe indépendant souhaite reproduire cette aventure. En 2017, une exposition universelle favoriserait la réunion de la diversité en permettant un rapprochement entre les communautés ethnoculturelles, tant minoritaires que majoritaire. Plus que jamais, ce point de rencontre trouve une pleine pertinence, la méconnaissance des « autres » faisant de perpétuelles réapparitions au sein de la population. Les pavillons qui seraient construits auraient tous une seconde vocation, ce qui combinerait indubitablement nos préoccupations communautaires au développement durable.
Fête du 400e de la Ville de QuébecLes festivités qui se dérouleront pour souligner les quatre cent ans de la fondation de Québec (1608), ville inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1985, consacrera aussi la rénovation du Vieux-Port de la capitale québécoise et de ses environs.
En ce jour de la fête des mères et de l'effervescence qui crépite au Parti québécois, notamment avec l'officialisation de la candidature de Pauline Marois et de l'onde de choc qui l'a suivie sur la blogobulle québécoise, je décide de faire appel à vos talents de juge afin de recueillir vos remarques concernant la mise en page et le contenu, c'est-à-dire la forme et le fond, de mon blogue. Avez-vous des conseils pour le néophyte que je suis ? Vous pouvez aussi commenter mes positions politiques.
Salutations militantes!
Mise à jour : La métamorphose de mon blogue est enclenchée! Le phénomène suscitera quelques désagréments. Veuillez me les pardonner.
Je me permets de partager avec vous une lettre que j'ai récemment envoyée à M. Lisée.
Bonjour M. Lisée,
Je vous prie de m'excuser, d'emblée, pour le moyen de communication inapproprié que je dois utiliser pour vous faire part d'un sujet qui me tient à coeur. À cet effet, je désire donc m'adresser à l'homme que vous êtes et non au directeur exécutif du CÉRIUM.
Je suis un jeune militant souverainiste, membre d’un regroupement de blogueurs indépendantistes, qui suit activement les récents événements qui ont eu lieu au Parti québécois. Depuis quelques années, j'ai survolé votre énorme contribution à la société québécoise, notamment à titre de conseiller politique, de conférencier et d'auteur.
Je ne vous étonnerai peut-être pas en mentionnant que votre présence au PQ, en tant que candidat à la direction péquiste ou comme simple penseur, est souhaitée par de nombreux militants, votre argumentaire inépuisable et votre habileté à orienter des stratégies courageuses et éclairées étant plus qu’admirables. Par conséquent, je profite de l’occasion pour vous témoigner mon intérêt à l’égard de votre éventuelle participation au changement de cap que le Parti québécois doit amorcer. Je tenais à vous signifier de cet appui personnel.
Espérant une réponse positive, je vous prie d'agréer, Monsieur Lisée, mes salutations distinguées.
Julien Fournier Dorion
http://blogue101.blogspot.com/
Membre du ralliement Blogues souverains
Voici la réponse de M. Lisée :
Merci de votre confiance, mais je crois que Mme Marois fera une excellente chef.
Bien cordialement,
Jean-François Lisée
Profitant de ce billet, je vous suggère ardemment de lire l'un de ses plus récents articles, Enfin de l'action, paru dans le dernier numéro de la revue L'actualité. La nouvelle donne politique est brillamment décortiquée en quelques paragraphes.
J'espère que cet architecte nationaliste regagnera les rangs du Parti québécois, de quelque façon que ce soit.
Joseph Facal
Âge : 37 ans
Formation
Baccalauréat en science politique de l'UQAM (1983)
Maîtrise en science politique de l'Université de Montréal (1986)
Doctorat en sociologie de l'Université de Sorbonne (1993)
Expérience en politique
Député de Fabre entre 1994 et 2003
Ministères occupés
Affaires intergouvernementales, Relations avec les citoyens, Immigration, Relations avec les communautés francophones et acadiennes, Administration, Fonction publique
Né à Montevideo (Uruguay, Amérique du Sud), M. Facal, qui a fait ses études à Montréal et à Paris, représente le Québec du XXIe siècle. Légèrement à droite tout en étant convaincu que la « souveraineté et un programme économique et social de centre gauche ont plus que jamais leur place », l'ancien député de ma circonscription et ministre émérite dans les gouvernements péquistes de Messieurs Parizeau, Bouchard et Landry n'écarte pas l'idée de se porter candidat à la succession d'André Boisclair. Aimé du public, il pourrait faire une percée dans les sondages.
Jean François Lisée
Âge : 49 ansFormation
Licence en droit
Maîtrise en communications à l'UQAM
Diplôme en journalisme du Centre de formation des journalistes de Paris (1982)
Expérience en politique
Conseiller politique de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard (1994-1999)
Expérience professionnelle
Correspondant à Paris et à Washington pour La Presse et Radio-Canada
Collaborateur à la revue L'actualité et conférencier prisé
Directeur exécutif du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM)
Obtention d'une panoplie de distinctions, dont le prix du Gouverneur Général (1990)Né à Thetford Mines, M. Lisée est une sommité, à mes yeux, au Québec. Alliant vulgarisation prévoyante et inspiration constamment renouvelée, cet homme posé multiplie les occasions pour communiquer avec la population, que ce soit à la télévision, à la radio, dans les journaux, sur le Web (1, 2, 3), ou dans des magazines. Peu connu par la population, il aurait malheureusement de la difficulté à s'imposer ; s'il en venait à être appuyé par l'instance du parti, il pourrait surprendre. Un retour à titre de conseiller est aussi souhaitable.
Pierre Curzi
Âge : 61 ans
Formation
École nationale du Théâtre (1969)
Expérience en politique
Président du conseil d’administration du Fonds d’investissement de la culture et des communications (2004-2007)
Coprésident de la Coalition pour la diversité culturelle (1998-2006)
Député de Borduas (2007-)
Expérience professionnelle
Nombreux rôles au théâtre, à la télévision et au cinéma (Le déclin de l'empire américain, Les invasions barbares)
Vice-président de la Fédération internationale des acteurs (2004-2007)
Aspirant charismatique qui dispose d'une notoriété incontestable, mais inexpérimenté, M. Curzi a réintroduit, sans embâcles, des discours flamboyants portant sur la fierté nationale et sur la question linguistique. Grand défenseur de la différence québécoise en Amérique, il pourrait se démarquer s'il était entouré par de bons conseillers.
Pauline Marois
Âge : 58 ans
Formation
Baccalauréat en service social de l'Université Laval (1971)
M.B.A. de l'École des hautes études commerciales de l'Université de Montréal (1976)
Expérience en politique
Députée de La Peltrie (1981 à 1985)
Députée de Taillon (1989 à 2003)
Vice-première ministre (2001 à 2003)
Ministères occupés
Condition féminine, Main-d'oeuvre et Sécurité du revenu, Administration et Fonction publique, Conseil du trésor, Finances, Revenu, Éducation, Famille et Enfance, Santé et Services sociaux, Recherche, Science et Technologie, Industrie et CommerceNée à Québec dans une famille de la classe moyenne, M. Marois s'est rapidement démarquée dans l'arène politique québécoise. Parlementaire active du Parti québécois dans le cabinet Lévesque jusqu'au conseil des ministres de Bernard Landry, cette femme, pour reprendre les mots de Jean Charest, a dirigé plus de ministères que quiconque à l'Assemblée nationale. Ces réformes audacieuses lui ont valu une reconnaissance indéniable, notamment avec l'implantation des garderies à cinq dollars. Terminant deuxième à deux reprises lors des courses à la chefferie de 1987 et de 2005, Pauline Marois, avec son intention de s'impliquer à nouveau, nous rappelle la maxime « Jamais deux sans trois ». Son allure mondaine, aux antipodes de la réalité (!), sa franchise qui dérange et ses difficultés en anglais, qui ont été apparemment apaisées, pourraient la ralentir ou lui donner un élan, compte tenu du fait qu'elle se soit indéniablement améliorée sur divers pans au cours dernières années. Un certain engouement envers la femme politicienne - nous l'avons constaté avec Angela Merkel, Ségolène Royal et Hilary Clinton - semblerait aussi jouer en sa faveur.
Les autres...
Daniel Turp (le constitutionnaliste), Diane Lemieux (la fougueuse), François Legautl (l'entrepreneur fiscaliste) et Bernard Drainville (le journaliste engagé) ont une place de choix dans mon coeur ; leurs rôles, diversifiés, devraient être répartis dans la prochaine équipe de rêve. Choisissons des piliers persuasifs et éloquents!
Mise à jour : Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Joseph Facal et les autres se rallient à Pauline Marois.
Un engouement qui surprend!
La maison CROP, collaborant avec le quotidien La Presse, vient de publier un sondage qui remet le Parti québécois sur les rails, avant même que ce dernier ne se soit penché sur la réforme de son programme! Notons la dégringolade du Parti libéral en fond de peloton!


André Boisclair vient de soumettre sa démission à titre de chef du Parti québécois. Ce départ, souhaité par certains, mais regretté par d'autres, entre en vigueur immédiatement.
Les uns et les autres commencent déjà à parler de succession. Pour ma part, je persiste et signe en rendant un hommage à cet homme d'expérience qui connaissait habillement la politique, sous tous ses angles. Je souhaite fermement que le député de Pointe-aux-Trembles demeure au sein de la famille souverainiste ; il a su imposer aux élus chevronnés un respect à son égard dès un très jeune âge à titre de parlementaire. Son bilan fut impressionnant. Ses interventions ont indubitablement apporté des gains notables au Québec. J'espère le revoir en faire encore.
Son dernier discours à la direction de l'organisation indépendantiste témoigne d'une volonté « indéfectible » de soutenir l'idéologie qu'il a admirablement défendue. J'ai cru à notre victoire pendant un long moment au cours des derniers mois ; un successeur saura-t-il m'y faire croire davantage ?
Qu'il doit être difficile d'être le leader d'un parti aussi bouillonnant que le PQ... Un vent s'est levé ; s'intensifiera-t-il dans la bonne direction ?
Mise à jour : Le doyen François Gendron, député d'Abitibi-Ouest, devient le chef par intérim.
Nicolas Sarkozy, président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), succède à Jacques Chirac et devient le nouveau chef de l'État français. Battant la candidate du Parti socialiste (PS), Ségolène Royal, avec 53% des voix contre 47%, l'avocat catholique aux tendances conservatrices, qui voulait nettoyer les banlieues de la « racaille » issue de l'immigration en 2005 et imposer le contrat première embauche (CPE) aux jeunes, a finalement remporté les élections présidentielles de la France ; de nouvelles émeutes, alimentées depuis sa victoire, rappellent son passage controversé au ministère de l'Intérieur.
Quartier général de l'UMP : Un nouveau leader populiste pour la droiteImaginez le G8 d'aujourd'hui...Sarkozy (France), Merkel (Allemagne), Blair (Angleterre), Bush (États-Unis), Harper (Canada) et Poutine (Russie) représentent désormais les grandes puissances du monde.
L'élan sarkozien français, à l'instar de l'effet Dumont québécois, fait mouche
Il est amusant, voire apeurant, de constater que l'électorat français et québécois a décidé d'accorder sa confiance à un dirigeant contesté par les médias et par les intellectuels. Même si l'ADQ n'a pas été aussi victorieuse que ne l'a été l'UMP, j'ai relevé de nombreux points convergents entre les deux partis.Positions similaires sur :- l'échiquier politique : Droite
- l'immigration : Inflexibilité, Ethnocentrisme
- Sarkozy : « À l'immigration subie [?], je préfère l'immigration choisie. »
- Dumont : Gouverner expressément pour la majorité silencieuse
- le modèle étatique : Fausse rupture avec le passé, Société des affaires et de l'élitisme
- Sarkozy : « Je suis contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement ; pour le mérite, l'autorité, la réhabilitation du travail et la juste récompense des efforts de chacun. »
- Dumont : Appui inconditionnel au Manifeste pour un Québec lucide
- la constitution : Versalité, Confusion
- Sarkozy : « L'Europe mérite un OUI. » (2005)
« Faire voter un nouveau référendum [sur la constitution européenne], c'est se mettre en situation de faire battre l'Europe et donc de la démanteler. » (2007) - Dumont : En 2003, il jonglait encore entre le souverainisme et le fédéralisme
- les stratégies politiques : Opportunisme populiste
- l'environnement : Piètre évaluation de leurs politiques par les groupes écologistes
- Sarkozy : A reçu une note de 8/20 par un collectif d'associations indépendantes
- Dumont : A obtenu 0% à un questionnaire soumis par Greenpeace, refusant d'y répondre
Avez-vous remarqué que le slogan officiel de Nicolas Sarkozy durant les présidentielles, Ensemble, tout devient possible, ressemblait étrangement aux devises péquistes, soit celle de Boisclair, Ensemble (2005), lors de la course à l'investiture du Parti québécois, et celle du dernier référendum, Oui et ça devient possible (1995)?
Sarkozy nous en doit-il une ?
Trêve de plaisanterie, la France me renverse à son tour, comme le Québec l'avait fait le 26 mars dernier. S'inspirer des vieilles bévues des politiciens de la vieille garde pour redresser un pays : voilà une idée originale...