Décidément, la course au nationalisme, telle que prédite dans l'un de mes récents billets, prend du galon! Après les propositions de
constitution québécoise péquiste - puis adéquiste (!) - et la réapparition du « Nous » inclusif dans les discours du Parti québécois, voilà qu'un ancien député libéral, le Trifluvien André Gabias, se jette dans la mêlée en dépoussiérant l'idée d'un hymne national. Désirant regagner le cœur des francophones, le PLQ ne cache pas son souhait de tisser des liens entre sa position résolument fédéraliste et son éventuelle stature de défenseur du peuple québécois.
constitution québécoise péquiste - puis adéquiste (!) - et la réapparition du « Nous » inclusif dans les discours du Parti québécois, voilà qu'un ancien député libéral, le Trifluvien André Gabias, se jette dans la mêlée en dépoussiérant l'idée d'un hymne national. Désirant regagner le cœur des francophones, le PLQ ne cache pas son souhait de tisser des liens entre sa position résolument fédéraliste et son éventuelle stature de défenseur du peuple québécois. Loin de vouloir conspuer l'initiative purement personnelle de Monsieur Gabias, j'ai plutôt l'intention d'appuyer chacune des revendications qui pourrait renforcer le sentiment d'appartenance de tous les Québécois. Certes, l'hymne en question n'a rien de mirobolant, mais le geste qui a été posé se devait d'être salué. « L'amour sacré de la patrie ne trouve pas une matière suffisante dans un patriotisme constitutionnel [canadien] strictement universaliste, non plus qu'en une simple communions aux idéaux démocratiques [québécois] » (Louis Pauwels 2007).
Le caractère distinct de la société, l'interculturalisme, l'officialisation palpable du français et le constat d'une dualité biculturelle canadienne doivent prévaloir dans nos rangs. À l'opposé, l'égalité absolue entre des provinces dissemblables, la primauté inviolable de la Charte des droits, le multiculturalisme et la prédominance du gouvernement fédéral ne représentent pas notre vision d'un État canadien réformé. Le rapatriement de la constitution sans notre consentement (1982), les échecs de Meech (1987-1990) et de Charlottetown (1992) pour que nous adhérions à la fédération, le statu quo de Jean Chrétien (1993-1995), la requête libérale d'un jugement auprès de la Cour suprême sur la légalité d'une déclaration d'indépendance pour contrer un éventuel référendum (1996), le fédéralisme « de tutelle » lié à l'union sociale avortée (1997), le projet de loi C-20 sur la clarté référendaire (1999) et le scandale des commandites lorgnant une visibilité unioniste canadienne (1996-2005) nous illustrent que le Canada, bien qu'il ait tenté de négocier impartialement au milieu des années 1980, a plutôt décidé d'employer des méthodes coercitives pour manipuler notre démarche nationale. Par ailleurs, même si le Premier ministre conservateur semble jouer la carte du fédéralisme d'ouverture en toute franchise, il n'en demeure pas moins que son agenda idéologique n'est pas conforme avec celui des Québécois. En votant contre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones hier, manœuvre que Gil Courtemanche qualifie de « trahison » (Le Devoir 2007), Stephen Harper laisse entrevoir qu'il n'est pas ouvert à toutes les nations.
En ce sens, étant las des querelles vindicatives, je me tourne vers les fronts communs.
Appuyons le Québec!
Appuyons le Québec!












0 commentaires:
Enregistrer un commentaire