
Le Québec est une province officiellement francophone de l'est du Canada, bordée à l'ouest par la province de l'Ontario et la baie d'Hudson, au nord par le détroit d'Hudson et la baie d'Ungava, à l'est par les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick et au sud par les États-Unis (États du Maine, du New Hampshire, du Vermont et de New York).
D'une superficie d'environ 1 542 000 km², le Québec pourrait contenir près de trois fois la France métropolitaine ou un peu plus de quatre fois le Japon. Du sud au nord, le Québec s'étend sur un peu plus de 17 degrés de latitude et de l'est à l'ouest, sur plus de 22 degrés de longitude. La densité de sa population est très faible, avec 4,9 habitants par kilomètre carré, mais, le nord du Québec étant très peu peuplé, 80 % de la population québécoise vit près des rives du fleuve Saint-Laurent.
La population compte 7 669 100 habitants, dont 83 % sont de langue française (le français québécois étant au français de France ce que l'anglais américain est à l'anglais britannique), faisant du Québec le seul territoire où la langue française est majoritaire en Amérique du Nord, hormis l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon. L'anglais est la langue de 8 % de la population québécoise (cette minorité anglophone, en déclin démographique, est de plus en plus bilingue, la quasi-totalité des jeunes anglophones de moins de 30 ans maîtrisent parfaitement le français ; elle est surtout concentrée dans l'ouest de l'île de Montréal). Par ailleurs, le Québec compte 9 % d'allophones, c'est-à-dire des citoyens dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais : ils sont de plus en plus nombreux au sein de la population québécoise.
La capitale, que l'on appelle Capitale-Nationale et surnomme vieille capitale à cause de son statut de plus vieille ville francophone en Amérique, est la ville de Québec (fondée en 1608). Comptant près de la moitié de la population, l'agglomération la plus importante de la province se trouve dans la région du Grand Montréal (surnommée la « Métropole ») suivie par celles de Québec et de Laval.
Géographie
Cette province, la plus grande du Canada, est un vaste territoire dont la majeure partie est très peu peuplée. Plus de 90 % de la superficie du Québec fait partie du bouclier canadien. Lors de la colonisation française et de l'établissement de la Nouvelle-France, le territoire du Québec consistait seulement en une bande de terre de quelques dizaines de kilomètres de largeur longeant les deux rives du fleuve Saint-Laurent, où les premiers colons s'installèrent pour cultiver la terre après l'avoir défrichée.
Le territoire du Québec est extrêmement riche en ressources naturelles avec ses forêts de conifères et de feuillus et ses nombreux lacs et rivières. Les industries du papier, du bois et de l'hydroélectricité sont parmi les plus importantes de la province. La région la plus peuplée est la vallée du Saint-Laurent, dans le sud, où sont situées la capitale, Québec, et la métropole Montréal. Au nord de Montréal se trouvent les Laurentides, la plus vieille chaîne de montagnes au monde, et à l'est, les Appalaches qui s'étendent jusqu'aux Cantons de l'Est (l'Estrie). La péninsule gaspésienne s'étend à l'est dans le golfe du Saint-Laurent.
Le fleuve Saint-Laurent est l'un des plus importants d'Amérique du Nord. Il prend sa source dans les Grands Lacs, aboutit à un vaste estuaire, le golfe du Saint-Laurent, pour finalement se jeter dans l'Atlantique. Long d'environ 1 200 km, c'est l'une des plus grandes voies navigables du monde et le principal axe fluvial du continent nord-américain. La vallée du Saint-Laurent est une région fertile où dominent les élevages laitiers et de bovins, les cultures céréalières et maraîchères. L'acériculture, dont le Québec est le plus important producteur mondial, est une activité accessoire.
Quatre saisons très contrastées se succèdent au Québec, dont un printemps doux et bref et un automne frais et coloré. Les saisons les plus marquées restent l'été et l'hiver. Les étés sont chauds et souvent très humides. Les hivers sont froids, plutôt longs et neigeux, et très humides eux aussi. Ces saisons sont très contrastées, les températures pouvant atteindre parfois les 35 °C en été, et descendre parfois sous la barre des -30 °C en hiver.
Histoire du Québec nationaliste

La Révolution tranquille fut lancée par l'élection du gouvernement Lesage, dont le slogan en 1960 était "Il est temps que ça change" et en 1962 : "Maîtres chez nous". En 1960, le gouvernement Lesage entama une très vaste et ambitieuse série de réformes, dans les domaines de la politique sociale, de l'éducation, de la santé, du développement économique. René Lévesque convainquit Lesage de rallier Eric Kierans qui permit le développement financier du Québec au service de la majorité, notamment de la Caisse de dépôt. Il ne faut pas oublier non plus l'enjeu principal de la campagne de 1962, la nationalisation de la production électrique : celle-ci était entre les mains d'un oligopole anglais dont étaient exclus les Canadiens français. En nationalisant le secteur dans Hydro-Québec, l'initiative de Lévesque permit un essor formidable de l'économie québécoise mais aussi d'accession des Québécois à des carrières qui leur étaient jusque-là presque inaccessibles.
La modernisation et l'émancipation du Québec raviva l'idée de l'indépendance et le mouvement souverainiste prit corps. Ces revendications indépendantistes se firent plus nombreuses et une Maison Québécoise ouvrit ses portes à Paris en 1961, faisant office de Délégation officielle. Ce mouvement prit une ampleur sans précédent dans la seconde moitié des années 60, les revendications indépendantistes se faisant largement entendre et s'organisant sous des formes diverses, comme le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) qui lança le slogan : « le Québec libre ».
Le 23 juillet 1967, le Général Charles De Gaulle débarqua à Québec et prononça un discours dans lequel il insistait sur l'identité des Français et des
Canadiens francophones. Le lendemain, il emprunta le Chemin du Roy qui relie la ville de Québec de celle de Montréal. À chaque étape, il fut salué comme un libérateur par une foule qui agitait des pancartes sur lesquelles était inscrit : "France libre", "Québec libre", "Vive le Canada français !". Arrivé à Montréal, il fut reçu par le maire, Jean Drapeau, et s'adressa du balcon de l'hôtel de ville à une foule débordante d'enthousiasme, terminant son discours par les mots célèbres : « Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec... libre ! Vive le Canada français et vive la France ! »
Un groupe extrémiste, le Front de Libération du Québec (FLQ) avait eu recours depuis le début des années 1960 à des attentats terroristes sur le sol québécois contre plusieurs intérêts canadiens et symboles du Royaume-Uni. Le climat social de la fin des années 1960 dégénéra en fréquentes manifestations ouvrières et parfois en émeutes. En octobre 1970, le FLQ enleva un diplomate britannique, James Cross, puis un ministre du gouvernement québécois, Pierre Laporte, qui fut assassiné dans des circonstances nébuleuses. Cet assassinat entraîna l'intervention de l'armée canadienne dans les rues mêmes de Montréal, à la demande du premier ministre Robert Bourassa et du maire de Montréal Jean Drapeau prétextant une insurrection appréhendée. Plus de 500 leaders d'opinions québécois furent arrêtés, parmi lesquels des syndicalistes, des artistes et des étudiants. Trudeau, qui avait tant critiqué Duplessis, ne se montrait guère plus démocrate que lui, et guère moins chef autoritaire. Des commissions d'enquête subséquentes (entreprises par la Gendarmerie royale du Canada et le juge Keable) conclurent que l'action du gouvernements fédéral, illégale sur le plan moral, visait essentiellement à rallier l'opinion publique et à abattre une opposition légitime plutôt qu'à réprimer une insurrection appréhendée. Ces événements marquèrent la fin de l'extrémisme au sein du mouvement indépendantiste, d'ailleurs vigoureusement rejeté par nul autre que René Lévesque (ami de Laporte qui perdit la vie dans cet épisode malheureux).
C'est en 1968 que se forma le Parti québécois, parti souverainiste dirigé par René Lévesque. Ce parti gagna les élections provinciales de 1976 et instaura une série de lois faisant la promotion et la défense de la langue française. C'est avec la mise en place de la Charte de la langue française dite Loi 101 que le français devint la langue officielle du Québec en 1977. Cela instaurait le français comme langue de l'école publique comme l'anglais dans les autres provinces du Dominion, et instaurait le droit des travailleurs à travailler en français dans les entreprises de 50 employés et plus. Du côté polémique, l'opinion médiatique canadienne-anglaise retint surtout l'affichage français obligatoire, révolution visuelle qui concentra les antagonismes.
En 1980, le projet de René Lévesque de souveraineté-association fut appuyé par 40% de la population lors d'un référendum. Le gouvernement canadien de Pierre Elliott Trudeau rapatria de façon autoritaire la constitution en 1982 avec, sur avis de la Cour suprême, l'accord d'une forte majorité des provinces, mais sans l'appui du Québec, le gouvernement du Québec ne devint donc
pas partie à la constitution, suite aux événements controversés de la Nuit des longs couteaux. La Constitution canadienne fut ainsi modifiée selon les désirs de Trudeau mais sa la moindre consultation de la population, ni du Québec, ni du Canada. Le Québec subit alors une diminution de l'autonomie provinciale et ne reconnaît toujours pas cette constitution, bien que ses gouvernements aient abandonné le geste de protestation du gouvernement Lévesque qui consistait à passer chacune des nouvelles lois québécoises en invoquant la clause dérogatoire (ou "nonobstant"). Lévesque se tourna toutefois vers un espoir de réforme dit du "beau risque" avec l'élection des conservateurs de l'irlando-québécois Mulroney à Ottawa en 1984.
De 1985 à 1994, le Parti libéral du Québec gouverna le Québec sous Robert Bourassa et Daniel
Johnson. La problématique constitutionnelle fut une fois de plus discutée et un consensus fut approuvé avec l'accord du lac Meech en (1987). Cependant, celui-ci s'effondra en 1990 : l'opinion canadienne-anglaise, fortement attisée par Trudeau, rejetait la reconnaissance du Québec comme "société distincte". Une troisième entente, l'Accord de Charlottetown, qui devait préciser juridiquement le statut du Québec dans le Canada, fut rejetée par un référendum pancanadien et un référendum québécois en 1992 pour des raisons opposées : pas assez d'autonomie au Québec, trop aux yeux des Canadians. Même si le Québec n'a toujours pas ratifié la constitution canadienne, celle-ci est juridiquement en vigueur sur le territoire.
Le Parti québécois, mené par Jacques Parizeau, revint au pouvoir en 1994 avec la promesse de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec. Tenu le 30 octobre 1995, ce
référendum vit la proposition souverainiste rejetée à 50,6 %. Jacques Parizeau quitta le poste de premier ministre le 29 janvier 1996 et fut remplacé par le chef du Bloc québécois fédéral, Lucien Bouchard. Bouchard et son successeur péquiste, Bernard Landry, laissèrent de côté l'accession à la souveraineté, privilégiant l'assainissement des finances publiques, la dette québécoise n'ayant cessé de croître ces dernières années. Il connut un certain succès sur ce front.
L'ère libérale (2003-)
Le 14 avril 2003, le Parti québécois fut battu par le Parti libéral, dirigé par Jean Charest. Devenu premier ministre, Charest mène jusqu'à présent une politique de
désengagement de l'État, notamment en favorisant les partenariats public-privé, dans le but de contenir la dette de plus de 119 milliards de dollars du gouvernement québécois. Ce nouveau Premier ministre est quelque peu controversé et selon certains sondages, plus de 70% de la population québécoise ne serait pas satisfaite de ses actions.
En 2004, le scandale des commandites rendit le gouvernement fédéra
l de moins en moins populaire auprès des Québécois. En effet, la vérificatrice générale du Canada affirma qu'une caisse noire avait été utilisée à partir de 1995 pour promouvoir l'unité canadienne pendant et après le référendum sur la souveraineté du Québec. Elle révéla également que, malgré les lois référendaires québécoises, neuf fois plus d'argent avait été utilisé par le camp du « Non » (appuyé par le gouvernement fédéral), au détriment du camp du « Oui ». De plus, différents témoignages mirent en lumière que le gouvernement fédéral avait accéléré le processus de naturalisation des immigrants pour contrer le référendum. Ces révélations, ainsi que le scandale d'Option Canada révélé fin 2005, mettent en doute, aux yeux des souverainistes, les résultats du référendum de 1995 au Québec rejeté par une marge extrêmement mince.
Le 15 novembre 2005, André Boisclair est devenu le nouveau chef du Parti québécois après une course à la chefferie du parti politique l'opposant, entre autres, à Pauline Marois.
En novembre 2006, en réponse à une motion bloquiste rejetée par 233 voix contre 48, le premier ministre Stephen Harper dépose une nouvelle motion visant à reconnaître « que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni ». Bien que cette notion n'a aucune valeur juridique, elle fût acceptée par 266 voix contre 16. Ainsi, aux yeux du Canada, les Québécois forment une nation depuis le 27 novembre 2006.
Suite à l'adoption de la motion, un sondage national révèle que 77% des Canadiens hors-Québec rejettent la notion selon laquelle les Québécois forment une nation. Seul les Québécois sont majoritairement en accord avec la notion de nation québécoise avec 71% d'approbation. La province du Québec compte 20 autres nations (les Premières nations) qui sont également officiellement reconnues par le gouvernement fédéral.
Les élections du 26 mars 2007
La campagne électorale débute le 21 février 2007 suite à la dissolution de l'Assemblée nationale par le Premier ministre Jean Charest. Pendant la campagne, il est pratiquement impossible de prédire l'issue du scrutin, trois partis possédant une chance de remporter les élections. Il s'agit de l'Action démocratique du Québec, du Parti québécois et du Parti libéral du Québec (le parti au pouvoir). Deux autres partis, le Parti Vert et Québec solidaire, bénéficient d'appuis non négligeables.
Le jour du scrutin, le 26 mars 2007, le Parti libéral du Québec fait élire 48 députés, tandis que l'Action démocratique du Québec et le Parti québécois en font élire 41 et 36, respectivement. Ainsi, le Parti libéral se retrouve à la tête d'un gouvernement minoritaire, le premier au Québec depuis 1878. Quant à l'Action démocratique du Québec, elle devient le premier parti d'opposition et forme donc l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale, de façon tout à fait inattendue, du moins pour la classe politique et pour les médias.
Au lendemain de l'élection, il semble que les remous causés par les questions et malentendus sur les accommodements raisonnables (en 2006) ainsi que le sentiment des citoyens des régions d'être négligés et pris de haut par les politiciens et les médias ont trouvé un écho dans le message populiste de l'Action démocratique, porté par un chef considéré comme plus abordable, plus proche d'eux que ses rivaux par une partie des Québécois.
Suite aux élections, le Parti québécois s'est retrouvé à être le deuxième groupe d'opposition, ce qui a déplu à plusieurs militants, candidats et députés péquistes. André Boisclair, le chef du parti, a bien tenté de contrôler et d'assurer la direction de ce dernier, mais il n'a pas été en mesure de réussir. Il a donc remis sa démission à titre de chef du Parti Québécois la journée de la rentrée parlementaire, soit le 8 mai 2007.
Le 12 mai 2007, à peine 30 heures après avoir posé sa candidature, Gilles Duceppe se retire de la course à la direction du Parti québécois. Du même coup, il donne son appui à Pauline Marois, qui a obtenu le plus grand nombre d'appuis depuis le dépôt de sa candidature. Le 26 juin 2007, Pauline Marois devient cheffe du Parti québécois.
Source : Wikipédia
D'une superficie d'environ 1 542 000 km², le Québec pourrait contenir près de trois fois la France métropolitaine ou un peu plus de quatre fois le Japon. Du sud au nord, le Québec s'étend sur un peu plus de 17 degrés de latitude et de l'est à l'ouest, sur plus de 22 degrés de longitude. La densité de sa population est très faible, avec 4,9 habitants par kilomètre carré, mais, le nord du Québec étant très peu peuplé, 80 % de la population québécoise vit près des rives du fleuve Saint-Laurent.
La population compte 7 669 100 habitants, dont 83 % sont de langue française (le français québécois étant au français de France ce que l'anglais américain est à l'anglais britannique), faisant du Québec le seul territoire où la langue française est majoritaire en Amérique du Nord, hormis l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon. L'anglais est la langue de 8 % de la population québécoise (cette minorité anglophone, en déclin démographique, est de plus en plus bilingue, la quasi-totalité des jeunes anglophones de moins de 30 ans maîtrisent parfaitement le français ; elle est surtout concentrée dans l'ouest de l'île de Montréal). Par ailleurs, le Québec compte 9 % d'allophones, c'est-à-dire des citoyens dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais : ils sont de plus en plus nombreux au sein de la population québécoise.
La capitale, que l'on appelle Capitale-Nationale et surnomme vieille capitale à cause de son statut de plus vieille ville francophone en Amérique, est la ville de Québec (fondée en 1608). Comptant près de la moitié de la population, l'agglomération la plus importante de la province se trouve dans la région du Grand Montréal (surnommée la « Métropole ») suivie par celles de Québec et de Laval.
Géographie
Cette province, la plus grande du Canada, est un vaste territoire dont la majeure partie est très peu peuplée. Plus de 90 % de la superficie du Québec fait partie du bouclier canadien. Lors de la colonisation française et de l'établissement de la Nouvelle-France, le territoire du Québec consistait seulement en une bande de terre de quelques dizaines de kilomètres de largeur longeant les deux rives du fleuve Saint-Laurent, où les premiers colons s'installèrent pour cultiver la terre après l'avoir défrichée.Le territoire du Québec est extrêmement riche en ressources naturelles avec ses forêts de conifères et de feuillus et ses nombreux lacs et rivières. Les industries du papier, du bois et de l'hydroélectricité sont parmi les plus importantes de la province. La région la plus peuplée est la vallée du Saint-Laurent, dans le sud, où sont situées la capitale, Québec, et la métropole Montréal. Au nord de Montréal se trouvent les Laurentides, la plus vieille chaîne de montagnes au monde, et à l'est, les Appalaches qui s'étendent jusqu'aux Cantons de l'Est (l'Estrie). La péninsule gaspésienne s'étend à l'est dans le golfe du Saint-Laurent.
Le fleuve Saint-Laurent est l'un des plus importants d'Amérique du Nord. Il prend sa source dans les Grands Lacs, aboutit à un vaste estuaire, le golfe du Saint-Laurent, pour finalement se jeter dans l'Atlantique. Long d'environ 1 200 km, c'est l'une des plus grandes voies navigables du monde et le principal axe fluvial du continent nord-américain. La vallée du Saint-Laurent est une région fertile où dominent les élevages laitiers et de bovins, les cultures céréalières et maraîchères. L'acériculture, dont le Québec est le plus important producteur mondial, est une activité accessoire.
Quatre saisons très contrastées se succèdent au Québec, dont un printemps doux et bref et un automne frais et coloré. Les saisons les plus marquées restent l'été et l'hiver. Les étés sont chauds et souvent très humides. Les hivers sont froids, plutôt longs et neigeux, et très humides eux aussi. Ces saisons sont très contrastées, les températures pouvant atteindre parfois les 35 °C en été, et descendre parfois sous la barre des -30 °C en hiver.
Histoire du Québec nationaliste

La Révolution tranquille fut lancée par l'élection du gouvernement Lesage, dont le slogan en 1960 était "Il est temps que ça change" et en 1962 : "Maîtres chez nous". En 1960, le gouvernement Lesage entama une très vaste et ambitieuse série de réformes, dans les domaines de la politique sociale, de l'éducation, de la santé, du développement économique. René Lévesque convainquit Lesage de rallier Eric Kierans qui permit le développement financier du Québec au service de la majorité, notamment de la Caisse de dépôt. Il ne faut pas oublier non plus l'enjeu principal de la campagne de 1962, la nationalisation de la production électrique : celle-ci était entre les mains d'un oligopole anglais dont étaient exclus les Canadiens français. En nationalisant le secteur dans Hydro-Québec, l'initiative de Lévesque permit un essor formidable de l'économie québécoise mais aussi d'accession des Québécois à des carrières qui leur étaient jusque-là presque inaccessibles.
La modernisation et l'émancipation du Québec raviva l'idée de l'indépendance et le mouvement souverainiste prit corps. Ces revendications indépendantistes se firent plus nombreuses et une Maison Québécoise ouvrit ses portes à Paris en 1961, faisant office de Délégation officielle. Ce mouvement prit une ampleur sans précédent dans la seconde moitié des années 60, les revendications indépendantistes se faisant largement entendre et s'organisant sous des formes diverses, comme le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) qui lança le slogan : « le Québec libre ».Le 23 juillet 1967, le Général Charles De Gaulle débarqua à Québec et prononça un discours dans lequel il insistait sur l'identité des Français et des
Canadiens francophones. Le lendemain, il emprunta le Chemin du Roy qui relie la ville de Québec de celle de Montréal. À chaque étape, il fut salué comme un libérateur par une foule qui agitait des pancartes sur lesquelles était inscrit : "France libre", "Québec libre", "Vive le Canada français !". Arrivé à Montréal, il fut reçu par le maire, Jean Drapeau, et s'adressa du balcon de l'hôtel de ville à une foule débordante d'enthousiasme, terminant son discours par les mots célèbres : « Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec... libre ! Vive le Canada français et vive la France ! »Un groupe extrémiste, le Front de Libération du Québec (FLQ) avait eu recours depuis le début des années 1960 à des attentats terroristes sur le sol québécois contre plusieurs intérêts canadiens et symboles du Royaume-Uni. Le climat social de la fin des années 1960 dégénéra en fréquentes manifestations ouvrières et parfois en émeutes. En octobre 1970, le FLQ enleva un diplomate britannique, James Cross, puis un ministre du gouvernement québécois, Pierre Laporte, qui fut assassiné dans des circonstances nébuleuses. Cet assassinat entraîna l'intervention de l'armée canadienne dans les rues mêmes de Montréal, à la demande du premier ministre Robert Bourassa et du maire de Montréal Jean Drapeau prétextant une insurrection appréhendée. Plus de 500 leaders d'opinions québécois furent arrêtés, parmi lesquels des syndicalistes, des artistes et des étudiants. Trudeau, qui avait tant critiqué Duplessis, ne se montrait guère plus démocrate que lui, et guère moins chef autoritaire. Des commissions d'enquête subséquentes (entreprises par la Gendarmerie royale du Canada et le juge Keable) conclurent que l'action du gouvernements fédéral, illégale sur le plan moral, visait essentiellement à rallier l'opinion publique et à abattre une opposition légitime plutôt qu'à réprimer une insurrection appréhendée. Ces événements marquèrent la fin de l'extrémisme au sein du mouvement indépendantiste, d'ailleurs vigoureusement rejeté par nul autre que René Lévesque (ami de Laporte qui perdit la vie dans cet épisode malheureux).
C'est en 1968 que se forma le Parti québécois, parti souverainiste dirigé par René Lévesque. Ce parti gagna les élections provinciales de 1976 et instaura une série de lois faisant la promotion et la défense de la langue française. C'est avec la mise en place de la Charte de la langue française dite Loi 101 que le français devint la langue officielle du Québec en 1977. Cela instaurait le français comme langue de l'école publique comme l'anglais dans les autres provinces du Dominion, et instaurait le droit des travailleurs à travailler en français dans les entreprises de 50 employés et plus. Du côté polémique, l'opinion médiatique canadienne-anglaise retint surtout l'affichage français obligatoire, révolution visuelle qui concentra les antagonismes.En 1980, le projet de René Lévesque de souveraineté-association fut appuyé par 40% de la population lors d'un référendum. Le gouvernement canadien de Pierre Elliott Trudeau rapatria de façon autoritaire la constitution en 1982 avec, sur avis de la Cour suprême, l'accord d'une forte majorité des provinces, mais sans l'appui du Québec, le gouvernement du Québec ne devint donc
pas partie à la constitution, suite aux événements controversés de la Nuit des longs couteaux. La Constitution canadienne fut ainsi modifiée selon les désirs de Trudeau mais sa la moindre consultation de la population, ni du Québec, ni du Canada. Le Québec subit alors une diminution de l'autonomie provinciale et ne reconnaît toujours pas cette constitution, bien que ses gouvernements aient abandonné le geste de protestation du gouvernement Lévesque qui consistait à passer chacune des nouvelles lois québécoises en invoquant la clause dérogatoire (ou "nonobstant"). Lévesque se tourna toutefois vers un espoir de réforme dit du "beau risque" avec l'élection des conservateurs de l'irlando-québécois Mulroney à Ottawa en 1984.De 1985 à 1994, le Parti libéral du Québec gouverna le Québec sous Robert Bourassa et Daniel
Le Parti québécois, mené par Jacques Parizeau, revint au pouvoir en 1994 avec la promesse de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec. Tenu le 30 octobre 1995, ce
référendum vit la proposition souverainiste rejetée à 50,6 %. Jacques Parizeau quitta le poste de premier ministre le 29 janvier 1996 et fut remplacé par le chef du Bloc québécois fédéral, Lucien Bouchard. Bouchard et son successeur péquiste, Bernard Landry, laissèrent de côté l'accession à la souveraineté, privilégiant l'assainissement des finances publiques, la dette québécoise n'ayant cessé de croître ces dernières années. Il connut un certain succès sur ce front.L'ère libérale (2003-)
Le 14 avril 2003, le Parti québécois fut battu par le Parti libéral, dirigé par Jean Charest. Devenu premier ministre, Charest mène jusqu'à présent une politique de
désengagement de l'État, notamment en favorisant les partenariats public-privé, dans le but de contenir la dette de plus de 119 milliards de dollars du gouvernement québécois. Ce nouveau Premier ministre est quelque peu controversé et selon certains sondages, plus de 70% de la population québécoise ne serait pas satisfaite de ses actions.En 2004, le scandale des commandites rendit le gouvernement fédéra
l de moins en moins populaire auprès des Québécois. En effet, la vérificatrice générale du Canada affirma qu'une caisse noire avait été utilisée à partir de 1995 pour promouvoir l'unité canadienne pendant et après le référendum sur la souveraineté du Québec. Elle révéla également que, malgré les lois référendaires québécoises, neuf fois plus d'argent avait été utilisé par le camp du « Non » (appuyé par le gouvernement fédéral), au détriment du camp du « Oui ». De plus, différents témoignages mirent en lumière que le gouvernement fédéral avait accéléré le processus de naturalisation des immigrants pour contrer le référendum. Ces révélations, ainsi que le scandale d'Option Canada révélé fin 2005, mettent en doute, aux yeux des souverainistes, les résultats du référendum de 1995 au Québec rejeté par une marge extrêmement mince.Le 15 novembre 2005, André Boisclair est devenu le nouveau chef du Parti québécois après une course à la chefferie du parti politique l'opposant, entre autres, à Pauline Marois.
En novembre 2006, en réponse à une motion bloquiste rejetée par 233 voix contre 48, le premier ministre Stephen Harper dépose une nouvelle motion visant à reconnaître « que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni ». Bien que cette notion n'a aucune valeur juridique, elle fût acceptée par 266 voix contre 16. Ainsi, aux yeux du Canada, les Québécois forment une nation depuis le 27 novembre 2006.
Suite à l'adoption de la motion, un sondage national révèle que 77% des Canadiens hors-Québec rejettent la notion selon laquelle les Québécois forment une nation. Seul les Québécois sont majoritairement en accord avec la notion de nation québécoise avec 71% d'approbation. La province du Québec compte 20 autres nations (les Premières nations) qui sont également officiellement reconnues par le gouvernement fédéral.
Les élections du 26 mars 2007
La campagne électorale débute le 21 février 2007 suite à la dissolution de l'Assemblée nationale par le Premier ministre Jean Charest. Pendant la campagne, il est pratiquement impossible de prédire l'issue du scrutin, trois partis possédant une chance de remporter les élections. Il s'agit de l'Action démocratique du Québec, du Parti québécois et du Parti libéral du Québec (le parti au pouvoir). Deux autres partis, le Parti Vert et Québec solidaire, bénéficient d'appuis non négligeables.
Le jour du scrutin, le 26 mars 2007, le Parti libéral du Québec fait élire 48 députés, tandis que l'Action démocratique du Québec et le Parti québécois en font élire 41 et 36, respectivement. Ainsi, le Parti libéral se retrouve à la tête d'un gouvernement minoritaire, le premier au Québec depuis 1878. Quant à l'Action démocratique du Québec, elle devient le premier parti d'opposition et forme donc l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale, de façon tout à fait inattendue, du moins pour la classe politique et pour les médias.
Au lendemain de l'élection, il semble que les remous causés par les questions et malentendus sur les accommodements raisonnables (en 2006) ainsi que le sentiment des citoyens des régions d'être négligés et pris de haut par les politiciens et les médias ont trouvé un écho dans le message populiste de l'Action démocratique, porté par un chef considéré comme plus abordable, plus proche d'eux que ses rivaux par une partie des Québécois.
Suite aux élections, le Parti québécois s'est retrouvé à être le deuxième groupe d'opposition, ce qui a déplu à plusieurs militants, candidats et députés péquistes. André Boisclair, le chef du parti, a bien tenté de contrôler et d'assurer la direction de ce dernier, mais il n'a pas été en mesure de réussir. Il a donc remis sa démission à titre de chef du Parti Québécois la journée de la rentrée parlementaire, soit le 8 mai 2007.
Le 12 mai 2007, à peine 30 heures après avoir posé sa candidature, Gilles Duceppe se retire de la course à la direction du Parti québécois. Du même coup, il donne son appui à Pauline Marois, qui a obtenu le plus grand nombre d'appuis depuis le dépôt de sa candidature. Le 26 juin 2007, Pauline Marois devient cheffe du Parti québécois.
Source : Wikipédia












2 commentaires:
Super! Ton site est très intéressant. Très beau, mais surtout très long travail. Je vais donner le lien à mon fils de 16 ans qui est très intéressé par la politique, il en apprendra beaucoup! Encore une fois, BRAVO!!!!
c'est vrai que le Québec est une belle PROVINCE canadienne elle fait partie d'un beau tout ! n'est-ce pas ?
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